Après avoir exploré les questions de l'implication et de l'engagement dans les deux sections précédentes, intéressons-nous maintenant aux interactions.

Les interactions semblent être une condition clef de l’activation cognitive car elles produisent des conflits sociocognitifs. Dans ce cadre, les personnes apprenantes confrontent des idées et des opinions divergentes aboutissant à un déséquilibre cognitif. Un conflit sociocognitif se caractérise ainsi par trois éléments :

  1. Divergences d'opinions : les opinions partagées par les personnes apprenantes questionnent les idées et les réponses des unes et des autres.
  2. Prises de conscience : le conflit amène les personnes apprenantes à prendre conscience des différentes réponses possibles, il incite à questionner ses certitudes et croyances, et à argumenter son point de vue.
  3. Changement conceptuel : il permet d'atteindre une compréhension plus nuancée et complexe qui amène les personnes apprenantes à faire évoluer leurs croyances et conceptions préalables.

La vidéos ci-après aborde la question de l'apprentissage en profondeur sous l'angle des conflits cognitifs et sociocognitifs. Durant votre visionnage, prêtez une attention particulière :

  • aux conséquences de l'assimilation et de l’accommodation de nouveaux concepts (ou de nouvelles idées),
  • aux conditions qui permettent de favoriser les apprentissages à travers la pratique du conflit sociocognitif,
  • à la posture vers laquelle vous devriez tendre, en tant qu'enseignant·e, pour mettre vos étudiant·es dans les meilleures conditions pour apprendre.